Un think tank pour l'intérêt supérieur de l'enfant.
7 h 42 : C’est le temps moyen que passent quotidiennement les 12-13 ans sur des écrans aux États-Unis en 2025.[1]
À la fin de la semaine, un enfant de 12 ans moyen aura passé 53 h 54 sur son écran, contre en moyenne 34 h 51 à l’école aux USA.[1][2]

Dire que ces chiffres sont effarants ne permet pas d'avancer. C'est pourtant le cas. Les jeunes générations ont désormais du mal à retrouver le sens du réel, des activités concrètes, avec les autres, pour de vrai.
On ne compte plus les familles qui souffrent d'usage problématique des écrans. Les relations entre parents et enfants fragilisées par les disputes au sujet des écrans, la difficile mise en place d’un cadre pour encadrer le temps d'écran, l’impossibilité de bien protéger les enfants des contenus nocifs : harcèlement, pornographie, hyperviolence, pédophilie en ligne, lecture érotique, paris sportifs, jeux vidéo addictifs, harcèlement, incitation au suicide, incitation à la réalisation de défis dangereux, accès à la drogue...
D'un autre côté, les écrans ont permis l’accès au savoir, l’ouverture sur le monde international ou une meilleure communication.

Ce paradoxe s’explique en fait par la différence entre les technologies apportées par le téléphone (GPS, connexion internet, appareil photo, accès à la musique, etc.), et le développement de l’écran avec ses interfaces, ses marchés d’applications, et les algorithmes présents dans ces applications. L’écran est aujourd’hui le produit phare de ce qu’on a appelé “l’économie de l’attention”. Le principe est simple : plus l’utilisateur passe de temps sur son écran, plus il va visionner du contenu publicitaire. Ainsi, les plus grosses entreprises au monde sont tournées vers cet objectif. Le problème, c’est que les enfants font aujourd’hui parti de leurs cibles.


Pour arriver à leur fin, l’un de leurs axes d’attaque est le volet réglementaire.
En Europe, tout est régulé. C’est l’UE qui dicte les règles du jeu, et dans ce jeu, il existe ce qu’on appelle des lobbyistes. Ceux-ci, payés par les entreprises, défendent leurs intérêts auprès des politiques.
Entre 2024 et 2025, près de 29 millions d’euros ont été dépensé en lobbying par les entreprises de la tech. Leur but : maintenir une législation la plus permissive possible, souvent au détriment des utilisateurs.
Nous ne pensons pas que les acteurs de la tech soient les grands méchants.
Cependant, face aux problèmes qu’introduisent les écrans dans le quotidien des enfants, qui s’aggravent de plus en plus, nous avons identifié un manque.
Il n’existe aucun organisme pour contrebalancer l’influence des lobbys de l’écran.
Les députés sont donc face à des lobbyistes aux arguments bien ficelés, sans personne pour leur parler des enfants qui souffrent d’un usage problématique des écrans. Ce déséquilibre doit être corrigé, pour que le débat soit équitable. C’est pourquoi nous avons créé Child First Project : le premier think tank dédié au bien-être des enfants à l’ère numérique.
Nous existons pour assurer que l’intérêt supérieur de l’enfant soit au cœur des décisions prises concernant les écrans.
Éduquer des enfants pour maximiser leur épanouissement personnel a été le défi de nos sociétés, génération après génération. Nous sommes la génération du numérique. Nous voulons que le monde numérique favorise l'éducation de nos enfants.
Child First Project se donne 3 objectifs :
•Rechercher pour comprendre comment assurer le bien-être des enfants dans ce monde en perpétuelle transformation numérique.
•Informer les institutions politiques et les parents des résultats de nos recherches.
•Construire l’écran de demain comme un levier pour le bien-être des enfants.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, en fin d’année 2025, nous sommes les 1ers à nous engager exclusivement sur le sujet. De nombreuses études existent, certes, mais c’est toujours comme d’un sujet annexe que l’on parle des écrans. Ce n’est jamais à partir de l’étude de la relation qu’entretiennent l’enfant et l’écran que sont menées ces réflexions. Les problèmes affluent, fragilisant les familles, la santé mentale des enfants, et donc la société toute entière, tandis que les politiques sont débordés par les problématiques économiques, sociales ou environnementales.

Nous voulons imposer le sujet des écrans dans le débat public. Que l’opinion publique s’empare de ce sujet, qui n’est pas réservé aux acteurs économiques, loin s’en faut. Que les parents retrouve le contrôle de ces outils, et puissent offrir à leurs enfants des outils numériques qui renforcent le bien-être de leurs enfants.
Notre engagement pour le bien-être des plus vulnérables est total, soutenez-nous !
Sources :
[1] Common Sense Media, 2025 ABCD, 2023
[2] Time for School, Matthew A. Kraft & Sarah Novicoff, Education Next : https://www.educationnext.org/time-for-school-assessing-inequality-access-instructional-time-united-states/
[3]https://images.unsplash.com/photo-1762343732234-a98679779d4e
[4]Novethic
[5]https://images.unsplash.com/photo-1628605007510-696cd5731961
[6]https://images.unsplash.com/photo-1511448962213-2f9bc14ed197
[7]https://images.unsplash.com/photo-1758687126234-89901f426283
